L’énergie pour un nouveau développement, durable…

Actu Energie : l’AIE appelle à une “révolution technologique”

Posted by: ToM on: juin 8, 2008

Dans son document “Perspectives des technologies à l’horizon 2050″ publié en juin, l’AIE expose différents scénarios relatifs à l’avenir énergétique de la planète tout en considérant les effets en terme d’émissions de gaz à effet de serre.

Ce document, destiné aux décideurs du G8 et à l’OCDE, donc aux pays les plus développés, reste assez conventionnel dans le sens où il se fonde sur une demande énergétique en continuelle accroissement. La demande est satisfaite grâce aux améliorations technologiques ; aucun changement de “paradigme” envisagé.

Mais même avec ces restrictions très conventionnelles, le document est intéressant.

Deux types de scénarios sont considérés : ACT et BLUE. Les premiers permettent de stabiliser les émissions de GES à un niveau constant par rapport à 2005 ; ils sont donc tout à fait insuffisants en terme de lutte contre le réchauffement climatique. Les seconds permettent de diviser par deux (ou plus) les émissions, comme recommandé par le GIEC. Ce sont donc ces seconds scénarios qui sont les plus intéressants…

La tâche à accomplir est qualifiée de “véritable gageure”. Quelques chiffres pour résumer les scénarios BLUE :

-chaque tonne de CO2 évitée coûtera jusqu’à 200 dollars (US) en cas de développement favorable des technologies et jusqu’à 500 dollars en cas de développement moins favorable.

-les investissements supplémentaires nécessaires s’élèvent à 45 000 Milliards de dollars d’ici 2050 ; soit 1 100 Milliards de dollars par an, c’est à dire le PIB de l’Italie. Il est à noter que les 1,1% du PIB qui seraient investis n’aboutiraient pas forcement à une réduction du PIB, puisque les investissements réalisés auront des effets positifs sur la croissance mondiale.

-réduction de la demande de pétrole de 27% par rapport à aujourd’hui.

-comment se répartissent les efforts ? Le schémas ci-dessous compare le scénario de référence de l’AIE (courbe noire en haut) et le scénario BLUE (courbe noire en bas). Les couleurs entre les deux courbes correspondent aux “évitements d’émission” réalisés pour passer du scénario de référence au scénario BLUE.

Petit commentaire :

si le nucléaire civil est développé (32 GW construits par an) dans ce scénario, il est bon de le comparer aux énergies renouvelables : le nucléaire produit 25% de l’électricité en 2050 et permet d’éviter 6% des émissions. Les énergies renouvelables produisent 46% de l’électricité et de réduire de 21% les émissions de CO2. Ce qui fait une efficacité d’évitement (part de réduction divisé par la part dans la production) de 0,24 pour le nucléaire et de 0,46 pour les énergies renouvelables.

Une preuve de plus (très officielle celle-là) que les assertions du type “les énergies renouvelables, elles n’ont pas le potentiels” ou “elles augmentent les émissions de GES car elles ne sont pas continues” sont de belles âneries.

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Qui suis-je ?

Thomas Matagne, citoyen originaire de la ville de Saintes, actuellement à Paris pour mes études.

Etudiant à SciencesPo Paris et à l'Université Pierre et Marie Curie (Paris 6) en master Sciences et Politiques de l'Environnement. Titulaire d'une licence de physique et du premier cycle de SciencesPo.

Membre co-fondateurs de deux association à vocation socio-économique (P.A.V.é.S) et environnementale (ecocampus).

Pour une politique énergétique locale durable

Les questions environnementales se sont démocratisées, ces quelques dernières années. Nous pouvons donc passer au développement durable, c'est à dire chercher à concilier à part égale économie, social et environnement, sans oublier la culture

L'objectif local : après l'organisation d'une conférence avec Pierre Radanne et l'écriture d'un rapport proposant une analyse globale et de nombreuses mesures concrètes (voir archives Saintes 2008), il s'agit de suivre l'action réelle de nos élus sur les questions du développement durable.

L'objectif global : mettre en lumière l'actualité du développement durable (rapports, décisions, négociations internationales...), en particulier par l'entrée des questions énergétiques. Faire des propositions, discuter le sujet.